Pendant la durée de la semaine mondiale de l’eau qui débute demain, Sogedo mettra en relief des données techniques qui méritent la réflexion. Aujourd’hui, nous débutons avec les chiffres clefs et les protections mises en oeuvre en France.

Des chiffres clefs :

– Ressources et prélèvements

  • 2000 milliards de m3 d’eau en stock (nappes souterraines)
  • 33,5 milliards de m3 prélevés par an dont 6 milliards pour l’eau potable soit moins de 20% des prélèvements contre 27% milliards pour l’industrie, 31% pour l’irrigation et 19,1 milliards pour l’énergie

 

Eau potable

  • Consommation domestique : 137 litres par jour et par habitant
  • 15247 stations de traitement d’eau en France
  • 6 100 sites de production d’eau potable exploités par les opérateurs privés
  • 33825 captages d’eau potable – (57% bénéficient d’une protection réglementaire
  • 4,36 millions d’analyses de la qualité de l’eau par an dans les services délégués
  • 86% des Français font confiance à l’eau du robinet
  • Total parc de branchements des opérateurs privés : 13,8 millions d’unités,

 

Assainissement

  • Volume d’eaux usées traitées par les opérateurs privés : 1 569 millions de m3
  • Total stations d’épuration France en 2004 : 17 302 ® 61% des STEP de 10 000 à 50 000 EQH sont exploités par les opérateurs privés et 69% des ouvrages de + de 50 000 EQH
  • Volume total de boues produites : 1,1 million de tonnes de matière sèche
  • 5 millions de logements et 12 millions d’habitants équipés d’installations d’assainissement non collectif

L’eau est une ressource naturelle à part. Elle mérite en conséquence des mesures particulières. Elle est le 1er élément de nourriture d’un consommateur. L’eau du robinet est la boisson principale de près d’un Français sur deux.

L’eau est également l’outil irremplaçable de la consommation globale actuelle (bains, douches, nettoyages ménagers divers…) Sous cet usage, un Français consomme en moyenne près de 200 litres d’eau par jour.

L’eau est donc collectivement perçue comme un symbole de vie. Protéger sa qualité comme sa quantité, c’est préserver la vie pour aujourd’hui mais surtout pour demain.

L’eau est un patrimoine commun. La Loi est la garante de cette richesse de communauté. L’eau doit donc bénéficier d’une qualité d’éthique comparable à son symbole de vie.

Si la « 1ère vie de l’eau » (sa naissance) est liée à des éléments purement naturels, la qualité de sa gestion est la meilleure contribution humaine volontaire à la « seconde vie » de l’eau.

Pour être consommée, l’eau doit répondre à des critères de qualité très stricts. Fixés par le Ministère de la Santé avec le Conseil Supérieur d’Hygiène Publique de France, les critères techniques d’une eau « propre à la consommation » dépassent le nombre de 60.

Trois formes majeures de qualité sont à surveiller :

1) la qualité microbiologique : l’eau ne doit contenir ni parasite, ni virus, ni bactérie.

2) la qualité chimique : les substances chimiques autres que les sels minéraux font l’objet de normes très sévères. Ces substances sont dites « indésirables » ou « toxiques ». Elles sont recherchées à l’état de trace (millionième de gramme par litre). Ces normes sont établies sur la base d’une consommation journalière normale.

3) la qualité physique et gustative (les paramètres organoleptiques) : l’eau doit être limpide, claire, aérée. Elle ne doit présenter ni saveur ni odeur désagréable.

Ces formes de qualité imposent des contrôles très rigoureux.

1) Le contrôle de la qualité de l’eau distribuée est assuré par le Ministère chargé de la Santé et par ses services.

2) Les distributeurs d’eau effectuent leur propre surveillance permettant d’assurer à tout moment la livraison d’une eau conforme à la réglementation qui protège la santé du consommateur.

3) Cette protection concerne tous les maillons de la chaîne d’exploitation. Les eaux souterraines captées sont protégées par des périmètres de protection (immédiate, rapprochée et parfois éloignée) définis réglementairement autour des points de prélèvement. Les périmètres de protection sont définis sur proposition d’hydrogéologues agréés en matière d’hygiène publique.