Ce matin, c’est impossible de ne pas consacrer notre article au drame de la Cathédrale Notre-Dame de Paris. D’abord parce que traiter un autre sujet pourrait passer pour de l’indifférence. Surtout parce qu’il y a une immense tristesse quand une catastrophe de ce type se produit. Le temps mérite le respect. Devant des oeuvres humaines datant de plusieurs siècles, le temps n’est pas toujours assez consacré à chercher à comprendre comment de tels exploits ont été alors possibles. Des époques où les matériels étaient souvent peu élaborés. L’intelligence humaine mais aussi le sacrifice avec un nombre très élevé d’accidents ont alors rendu possible des cathédrales. Un mot qui symbolise davantage qu’un repère religieux. C’est un mot qui contient l’ingéniosité et le sacré. Il y a d’ailleurs des ouvrages tellement sacrés que, même en temps de guerres, donc au plus fort des haines et des violences, il paraissait impossible de les frapper, de priver l’humanité de l’héritage du temps. Hier soir, c’est une catastrophe historique qui est intervenue. Et il y a ce matin beaucoup de tristesse. Reconstruire ne sera jamais l’original. Une page d’Histoire pour un ouvrage historique a été tournée.