Hier, l’Agence de Protection de l’Environnement au sein de l’administration américaine a fait le point sur une série de nouvelles mesures en matière de politique de l’eau pour l’ensemble de l’Etat fédéral.

Le communiqué publié à cette occasion mérite l’attention pour ce qui concerne les priorités qui guident les règles pratiques :

1) La santé dépend de l’eau : en conséquence, les mesures sont réaffirmées pour assurer la protection indispensable.

2) L’économie dépend de l’eau : et le communiqué énumère tous les secteurs qui ne peuvent fonctionner sans une eau de qualité : agriculture, services alimentaires, tourisme, loisirs, industries de production …

Ces constats gagnent en importance face au défi du réchauffement climatique. Bien davantage, les normes techniques devraient gagner en efficacité compte tenu des avancées des nouvelles technologies.

C’est une « philosophie » qui répond aux vraies priorités.

Notre pays a peut-être trop tendance à oublier ces priorités de bon sens. 

C’est une situation qui mérite une attention particulière.

De nombreuses alertes sont émises par exemple sur les travaux à financer pour la simple maintenance d’équipements structurants.

Il y a également une accoutumance aux bons résultats perçus comme « faciles et naturels » qui conduisent à des remises en question dangereuses à terme par exemple sur la dossier du prix de l’eau.

Enfin, il y a parfois des oppositions qui sont entretenues, aiguisées alors même que l’importance d’un tel sujet mériterait l’union la plus large dans le respect des obligations des uns et des autres, obligations qui sont souvent complémentaires et non pas rivales dans la réalité des faits.

La lecture du communiqué de cette administration étrangère pourrait utilement remettre en relief certaines considérations de bon sens dans le pays (la France) qui passe souvent pour une vraie école internationale de l’eau.