Le cas du rhinocéros blanc met en évidence l’immensité des difficultés à sensibiliser les êtres humains pour obtenir d’eux un meilleur respect d’espèces animales. Le braconnage poussé à l’excès dans certaines géographies a produit des conséquences dramatiques. Au Kenya, la survie de l’espèce du rhinocéros blanc dépend de la science. Le dernier espoir de l’espèce est lié aux recherches de scientifiques qui misent sur la création à court terme d’embryons à 100% rhinocéros blanc du Nord.  Les deux femelles, Najin, 30 ans, et sa fille Fatu, 19 ans, sont les derniers individus de leur espèce et vivent sous bonne garde au Kenya, où le prélèvement de leurs ovocytes a été pratiqué jeudi. Les ovocytes prélevés jeudi ont ainsi été immédiatement envoyés dans un laboratoire spécialisé en Italie pour y être fécondés d’ici la fin de la semaine, avec des spermatozoïdes qui avaient été prélevés sur quatre mâles de l’espèce avant leur décès. Les scientifiques doivent à présent développer une technique pour implanter ces embryons dans des mères porteuses, en l’occurrence des femelles rhinocéros blancs du Sud. Dans leur milieu naturel, les rhinocéros n’ont que peu de prédateurs, en raison de leur taille et de leur peau épaisse. Mais de prétendues vertus médicinales attribuées en Asie à leur corne ont alimenté dans les années 1970 et 80 un braconnage implacable. Les rhinocéros modernes sillonnent notre planète depuis 26 millions d’années. Au milieu du 19e siècle, on estimait leur population à plus d’un million d’individus pour le seul continent africain…