A partir de lundi, l’ONU s’occupe d’un sujet nouveau : la protection de la haute mer.

Le futur accord vise à instaurer une gouvernance de la haute mer pour protéger sa diversité biologique, menacée par la pollution, la pêche, le réchauffement climatique, l’exploration de ressources de plus en plus convoitées…

L’enjeu est de taille. La haute mer (à partir de 200 milles nautiques des côtes) représente la moitié de la surface de la planète.

Elle abrite une biodiversité exceptionnelle, avec de nombreuses espèces de poissons mais aussi des écosystèmes fournissant des ressources génétiques pour la production de médicaments et de cosmétiques.

Elle recèle aussi d’importantes ressources minérales, un patrimoine commun de l’humanité susceptible d’être prochainement exploité.

«Il y a d’énormes trous dans la gouvernance des océans» selon les spécialistes.

D’où l’idée de ce nouvel accord, sur «la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité marine» en haute mer, négocié dans le cadre de la Convention sur le droit de la mer.

À partir de lundi et jusqu’au 8 avril, des négociateurs de l’ONU vont tenter d’en jeter les bases.