Le fleuve St Laurent est l’un des paysages emblématiques du Canada. Cette semaine, suite à un accident intervenu sur la Commune de Longueuil, il est frappé par une pollution importante. Cette actualité met en relief le volet des pollutions accidentelles. La définition des pollutions accidentelles est simple : modification imprévue et non permanente résultant d’une circonstance occasionnelle à l’origine de nuisances.

eau, pollution accidentelle,

Un symbole du Canada affecté cette semaine par une pollution accidentelle.

Dans cette définition, chaque mot a son importance pour mettre en évidence les caractéristiques d’une pollution accidentelle : son imprévisibilité, son caractère exceptionnel, la création de nuisances.

En effet, les conséquences des pollutions accidentelles sont nombreuses et fortes :

– un risque sanitaire éventuel pour les habitants directement exposés,

– la remise en question des efforts souvent effectués sur des décennies,

– les modifications sur des milieux naturels parfois très vulnérables,

– la  perte d’image de marque pour les territoires concernés et les conséquences pratiques qui peuvent en résulter sur l’emploi local notamment via le tourisme,

La  France a effectué en la matière des avancées considérables au cours des dernières décennies à tel point que la lutte désormais à mener semble être à destination des pollutions diffuses davantage que des pollutions accidentelles.

La réglementation a considérablement progressé. Les procédures internes aux industries ont été révisées en permanence. Les dispositions sur les plans d’urbanisme ont été renforcées. Les rapports de sûreté sont nombreux et précis.

Certes des menaces existent encore car le « risque zéro » n’existera jamais.

Ces pollutions totalement dépourvues du moindre élément intentionnel ont été au centre des mesures de nombreux intervenants. Elles ont disparu progressivement de l’actualité nationale française en dehors de pollutions de nature à impacter des littoraux où la fragilité est liée à des zones d’incertitudes de la réglementation internationale.

Sur le plan interne, la France a donc considérablement progressé ces dernières décennies.

Ce n’est pas une raison pour « baisser la garde ». Mais il doit aussi y avoir des moments, où face à l’actualité internationale, les progrès effectués doivent être reconnus.