A l’occasion de la Journée mondiale de l’eau le 22 mars, qui sera consacrée notamment au thème de l’emploi, la Fédération Professionnelle des Entreprises de l’Eau (FP2E) souligne, à l’appui de données chiffrées, la contribution de ses adhérents à l’économie des territoires français, et les bonnes conditions d’emploi offertes en leur sein.

En France, les entreprises de l’eau génèrent 32 000 emplois directs. En majeure partie non-délocalisables, ils sont répartis sur l’ensemble du territoire avec 500 points d’embauche, soit 5 par département. Les entreprises de l’eau amorcent et accompagnent les évolutions importantes de leurs métiers pour anticiper les défis à venir en matière de gestion de l’eau.

A l’heure des débats sur la réforme du droit du travail, elles rappellent la stabilité et l’attractivité de leurs métiers.
« La qualification, la stabilité et l’attractivité de nos emplois sont essentielles pour la compétitivité de nos activités. En mettant en oeuvre des politiques de formation ambitieuses, nous adaptons nos métiers pour anticiper et répondre aux enjeux des services publics d’eau d’aujourd’hui et de demain. Par leurs expertises multidisciplinaires et les 32 000 emplois directs qu’elles génèrent en France, nos entreprises apportent sur tous les territoires une contribution socio-économique forte, et contribuent à l’excellence de la filière française de l’eau», déclare Bertrand Camus, Président de la FP2E.
Des emplois stables et attractifs sur l’ensemble du territoire

L’attractivité des métiers de l’eau et leurs bonnes conditions d’exercice se traduisent par une présence à long terme des salariés dans les entreprises de l’eau :

– Plus de 93% des salariés travaillent dans le cadre d’un CDI (84,5% sur l’ensemble du secteur eau/assainissement), ce qui représente 10 points de plus que la moyenne des autres secteurs économiques.

– Le taux de turnover est plus faible que dans l’ensemble des autres secteurs : 10,6% contre 40,6% en moyenne pour l’ensemble des secteurs. L’ancienneté moyenne y est de 14 années, ce qui souligne la capacité des entreprises de l’eau à pérenniser leur savoir-faire et à maintenir leurs salariés dans l’emploi.

– Par ailleurs, les femmes sont autant représentées que les hommes parmi les cadres supérieurs des entreprises de l’eau (8% de l’effectif total), et sont plus présentes que les hommes à des postes d’encadrement intermédiaires (22% contre 15%). Cela s’accompagne de politiques favorisant l’adaptation aux métiers puisque les 2 tiers des femmes salariées y suivent chaque année une formation.

– L’emploi des séniors (plus de 50 ans) est supérieur à la moyenne nationale: ils représentent 28,9% des effectifs des entreprises de l’eau contre 27,8% de ceux de l’ensemble des autres secteurs.

Des politiques soutenues sur le plan de la formation

Afin de développer des savoir-faire de haut niveau, les entreprises de l’eau consacrent des budgets importants à la formation de leurs salariés :

– En moyenne, 3,4% de leur masse salariale sont consacrés à la formation, ce qui représente un investissement sensiblement supérieur à la moyenne des autres secteurs (2,7%) et à la moyenne du secteur eau/assainissement (2,5%).

Par ces efforts en matière de formation, les entreprises anticipent et accompagnent les mutations des métiers de l’eau, marquées par une technicisation accrue des activités, du fait de l’intégration de l’innovation technologique et notamment, de nouvelles technologies de l’information et de la communication dans les dispositifs de gestion des services. Cela se traduit par l’émergence de nouveaux métiers, notamment en lien avec la collecte, le suivi et le traitement des données via les réseaux intelligents (par exemple, le métier de télé-contrôleur).

Par ailleurs, elles investissent du temps et des moyens pour organiser en leur sein la transmission des savoir-faire et des compétences. Les jeunes salariés en apprentissage sont sensiblement plus nombreux parmi les effectifs des entreprises de l’eau que dans la moyenne de l’ensemble des secteurs : 3,4% contre 2,1% sur l’ensemble des secteurs.

Les activités de l’ensemble de la filière industrielle de l’eau sont à l’origine de plus de 100 000 emplois en France, dont 57 000 personnes travaillant dans le cadre des services publics d’eau et d’assainissement (parmi lesquels les 32 000 salariés des entreprises de l’eau).

Par ailleurs, les entreprises emploient les deux tiers de leurs effectifs, soit 62 000 personnes, hors de nos frontières et contribuent ainsi au développement de l’accès à l’eau dans le monde et à l’exportation des savoir-faire français à l’international.

Enfin, les entreprises de l’eau rappellent que l’implantation de l’innovation ainsi que des politiques d’investissement soutenues peuvent donner lieu concrètement à la création d’emplois : les Canalisateurs de France ont estimé que le nécessaire doublement des investissements de renouvellement des réseaux pourrait générer 10 000 emplois directs et indirects.

A propos de la FP2E

La FP2E regroupe la quasi-totalité des entreprises assurant la gestion des services d’eau et d’assainissement en France, après mise en concurrence. Ses adhérents sont : Alteau, Derichebourg Aqua, Saur, Société des Eaux de Fin d’Oise, Sogedo, Suez et Veolia.
L’objectif de la FP2E est d’apporter aux différentes parties prenantes (élus, représentants des consommateurs, responsables de l’autorité publique, journalistes, ONGs), un éclairage professionnel sur les thématiques des métiers de l’eau en France et en Europe, en particulier sur les sujets où l’intérêt général est engagé.