Le décrochage entre les annonces générales et la réalité locale est souvent considérable. Un exemple nous est actuellement donné avec la diminution des dotations d’Etat aux collectivités locales.

Tout d’abord, il importe de préciser que pour l’immensité des collectivités locales leur marge de manoeuvre financière est déjà étroite. Des élus consacrent beaucoup de temps pour effectuer les arbitrages et aller vers la solution au meilleur rapport qualité / prix. Ils ont conscience des besoins pour progresser. Ils ont aussi conscience de leurs responsabilités face au tissu économique local. Parce que l’investissement public local est l’un des moteurs essentiels de l’activité économique donc de l’emploi de proximité non délocalisable.

Ensuite, cet investissement public local est l’exemple du maillon d’une chaîne qui passe par les entreprises directement concernées par des travaux publics locaux, qui font fonctionner le commerce local, qui permettent à des couples de s’installer après avoir conforté un emploi, à des écoles de rester ouvertes parce que des familles ont des enfants …

Toucher à l’investissement public local, c’est le coup le plus dur qui peut être porté à la colonne vertébrale de l’économie française. L’économie locale ne compensera pas à l’export la perte des marchés locaux. C’est alors un moteur qui progressivement se fragilisera.

Enfin, il faut avoir la juste perception de la réalité de certains moteurs en matière d’emplois. Des activités fonctionnent dans la discrétion. Cette discrétion ne doit pas faire oublier leur poids dans l’économie.

Ainsi, l’emploi dans les services d’eau et d’assainissement, dans les collectivités et chez les opérateurs privés, est estimé à plus de 60 000 salariés.

Les entreprises de l’eau totalisent quant à elles 33 000 salariés. Leurs actions en matière d’emploi sont très volontaires.

Les dépenses de formation (4,6% de la masse salariale) sont supérieures à la moyenne du secteur des services.

Une place prépondérante est accordée à la professionnalisation et à l’apprentissage (ces contrats concernent 4,2% des effectifs totaux).

La stabilité de l’emploi, avec un taux de CDI de 94%, est forte avec  le plus faible taux de turn-over du secteur des services.

Des actions dynamiques en matière de santé/sécurité/prévention, se traduisent par des taux de fréquence et de gravité des accidents du travail extrêmement bas.

Chaque année, les entreprises de l’eau recrutent plusieurs milliers de personnes, concernant pour l’essentiel les moins de 26 ans.

Des recrutements qui ont un « effet d’entrainement » dans l’économie locale : 1 emploi chez les opérateurs privés génère 1,4 emploi induit supplémentaire (sous-traitance, achats d’exploitation, investissements, salaires…).

Voilà la réalité du tissu économique local.

Une société comme Sogedo est très attachée à cette réalité locale qu’elle connaît particulièrement bien par son ancrage ancien dans le secteur rural ou semi-rural.