Les ours polaires ne trouvent plus assez de phoques pour se rassasier et le problème va aller en s’empirant avec le changement climatique d’après une étude publiée hier dans la revue Science. Les biologistes ont suivi neuf femelles en Arctique dans la mer de Beaufort, les équipant de caméras-colliers et comparant leur urine et prise de sang à plusieurs jours d’intervalle. L’étude s’est déroulée au début de la période allant d’avril à juillet lorsque les ours polaires chassent le plus activement et emmagasinent la graisse dont ils ont besoin pour subsister toute l’année. L’Arctique se réchauffe deux fois plus rapidement que le reste de la planète et la fonte des glaces contraint les ours à parcourir de plus grandes distances pour trouver les jeunes phoques qui sont leur nourriture de prédilection. La glace à travers l’Arctique diminue de 14% par décennie, ce qui réduit l’accès des ours à leurs proies. La population d’ours polaires a diminué d’environ 40% au cours de la décennie écoulée. La menace sur le devenir de cette espèce est désormais très lourde.