Hier Sogedo faisait état de fuites de la première mouture d’un rapport du GIEC destiné à être publié sous sa version officielle quelques semaines avant la COP24 c’est à dire courant le dernier trimestre 2018. Progressivement, les alertes faisant l’objet de fuites deviennent plus précises. Il parait désormais avéré que la température du monde, dans les conditions actuelles, augmenterait, dès les années 2040, de 1,5°C,  le premier des seuils fixés par l’accord climat de Paris, sauf à agir urgemment. Vu la persistance des gaz dans l’atmosphère, le monde n’aurait plus devant lui que 12 à 16 ans d’émissions au rythme actuel, s’il veut garder 50% de chances de s’arrêter à +1,5°C. Ce rapport a été commandé au GIEC après l’adoption de l’accord de Paris fin 2015 sous l’égide de l’ONU. Ce rapport d’un millier de pages, synthèse des recherches scientifiques mondiales, doit être présenté à l’automne 2018 et accompagné d’un «résumé pour les décideurs politiques» adopté par consensus par les gouvernements. Ce document rappelle que +1,5° ou +2° de réchauffement, cela fait une différence (intensité des cyclones, sécheresses, ressource en eau…). Mais à 1,5°C, le seuil serait déjà franchi pour la fonte des calottes du Groenland et de l’ouest Antarctique, promesse d’élévation du niveau des mers. Un rapport qui va beaucoup occuper les Unes de la presse dans les prochains mois si les termes actuels sont conservés voire aggravés.