Les récentes discussions sur le réchauffement climatique montrent la réalité des enjeux de l’action internationale en matière d’environnement.

6 marqueurs sont pratiquement indissociables :

1) la déclaration des objectifs à atteindre,

2) le calendrier pour atteindre les objectifs déclarés,

3) les moyens reconnus pour les actions à engager dont les moyens financiers,

4) le caractère contraignant ou pas des actions à engager,

5) la transparence sur l’évolution des actions à engager,

6) les conséquences pratiques à entourer la séquence temps où il ressort que le calendrier ne permettra plus d’atteindre les objectifs.

Ces 6 étapes sont complémentaires pour garantir la réalité d’une action internationale.

Dès l’instant que l’un de ces marqueurs fait défaut, c’est la neutralisation de la réalité de concrétisation des objectifs à atteindre qui ne constitue alors qu’une opération d’affichage au lendemain peu probable en dehors des « effets d’annonces ».

C’est toute la difficulté de l’actuelle étape à Bonn sur la préparation du contenu de la Conférence Internationale de Paris.

C’est à chacune de ces étapes que le progrès de l’action internationale doit être apprécié pour ne pas s’en tenir à de seules annonces.

A ce jour, malheureusement, il y a matière à être inquiet comme si la conscience du partage de la même et seule planète n’était pas suffisante pour permettre de passer aux étapes des vrais engagements. Si ce constat s’installe, c’est l’annonce d’un échec de la Conférence de Paris. Pour un réel succès, la route semble encore longue et tortueuse.