Cinquième ouragan de catégorie 5 depuis 2016, Dorian confirme la tendance vers des phénomènes météos de plus en plus intenses. Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) « considère qu’il est presque certain que la fréquence et l’intensité des ouragans les plus intenses (catégories 4 et 5 sur l’échelle de Saffir-Simpson) présentent une tendance à la hausse depuis les années 1970 ».  Les ouragans sont classés en fonction de la vitesse des vents selon une échelle allant de 1 à 5. Les vents d’un ouragan de catégorie 5 sont supérieurs à 251 km/h et peuvent arracher facilement des toits entiers ou détruire des bâtiments. Parmi les cinq ouragans les plus dévastateurs aux États-Unis, un seul a touché terre avec une cote 5 : Andrew en 1992. Facture totale : 47,8 milliards US. Dorian est au deuxième rang des ouragans les plus violents jamais enregistrés, ex-æquo avec deux autres en 1988 et en 2005 selon la vitesse maximale de ses vents avec des pointes à 295 km/h enregistrées dimanche. Le record appartient à Allen en 1980 (305 km/h). L’autre particularité de Dorian, c’est qu’il s’immobilise, provoquant le maximum de dégâts sur un point très précis. Ainsi, l’ouragan est resté stationnaire à déverser des trombes d’eau au-dessus des Bahamas pendant 18 heures. Une réalité qui mérite une attention croissante car elle semble vouée à constituer une menace de plus en plus violente et fréquente.